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Published by degavroche

Distance: 146 km – Montée : 1759m

Des nuages sont passés pendant la nuit. Il en reste des traces dans le caniveau. Une fois avalées quelques tartines et plusieurs tasses de thé, j’enjambe la baume et me dirige vers l’est.

Après 25 km de faux-plat vallonné agréable commence la montée au Puerto el de Cubillo (1617m). Il fait frais mais le soleil brille. Les 7 km de montée sur une route impeccable et peu fréquentée sont agréables. A plusieurs reprises, des chevreuils surpris dans leur activité matinale, au bord de la route, s’enfuient dans les bois avoisinants.

Au col, j’ai une petite fringale et je termine mes derniers biscuits aux amandes achetés à Cifuentes. Deux Vététistes arrivent de l’autre versant. Je fais connaissance avec Cesar y Endayuri, inscrits comme moi sur le forum Rodadas.es. Nous prenons quelques photos.

Je n’aurai pas, au cours de mon voyage, beaucoup d’autres occasions d’échanger quelques phrases avec des cyclistes croisés sur la route. Je ne sais pas si c’est le froid, ou le fait que les espagnols font plus de tout-terrain que d’asphalte, mais les rencontres cyclistes sont extrêmement rares. En Haute-Savoie, si on devait parler cinq minutes avec chaque cycliste, on ne pourrait pas parcourir plus de 20km par jour. En Espagne, j’ai roulé des jours sans rencontrer de deux-roues non motorisés. Bien entendu, je n’ai vu aucun vélo horizontal, à part le mien.

On se souhaite bonne route mutuellement, et je pars vers la source du Río Tajo que j’avais croisée la veille avant ma crevaison. Le paysage est féerique, c’est un pâturage suspendu à 1600 mètres d’altitude. Les pluies régulières de ce printemps l’ont transformé en vallée verte. Je pense au plateau des Glières en plus vaste et moins peuplé.

Au collado del Navazzo (1622m) je quitte ce paysage magique pour plonger à plus de 70km/h sur la région d’Albarracín. J’atteindrai le village éponyme médiéval et fortifié pour prendre mon repas de midi. Là encore, je déjeune seul sur la place devant la cathédrale. Le village m’a été chaudement recommandé comme un des plus beaux d’Espagne par mon hôtesse du soir. C’est vrai que ça vaut le détour. Je passe une heure et demie à visiter le village. C’est, je crois ma plus longue pause de tout le voyage.

Je traverse des plaines vallonnées dont certaines classées "site d’intérêt géologique", comme à Ródenas (km 109) et termine par 6 km de nationale, le seul tronçon un peu désagréable de la journée, pour arriver à Monreal del Campo. Avec tant de jolies petites routes tranquillissimes, on devient vite difficile quant au trafic routier. Le vent, lui, continue à me souffler dans les narines, mais il est moins fort que les jours précédents.

Comme je suis en avance j’en profite pour prendre des nouvelles d’Olivier. Il est bien arrivé à la maison. Pour lui, la veille : vent dans le dos en descente jusqu’à Guadalajara, puis train jusqu’à Madrid, deux changements de gare car le TGV (AVE) Espagnol n’accepte pas les vélos non emballés. Puis arrivée tardive à Valladolid.

Gloria arrive tout-sourire à la fin de ma conversation téléphonique. En passant la porte elle m’a invité à me mettre à l’aise « Como en tú casa ». Nous avons fait un peu de courses, préparé un repas copieux et très espagnol. Dans cette maison, je me suis senti plus chez moi que chez moi. Merci Gloria.

Albarracín
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