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Published by degavroche

Distance ; 159km – Montée :1547m

Abraham part pour une rando VTT. Je vais vers Sos del Rey Católico qui constitue une demi-étape par rapport à la route prévue. Le soleil brille, une fois n’est pas coutume, mais le fond de l’air est froid et, pour ne pas changer, ça souffle. Bien entendu, le vent vient de l’ouest vers lequel je continue de me diriger. Heureusement, ce matin, il est modéré. Environ 20km/h.

Les 20 premiers kilomètres sur la N-240 entre Jaca et Puente de la Reina sont bien roulants et en légère descente, par chance, en ce dimanche matin, le trafic est réduit. Ensuite la chaussée se rétrécit et se redresse une première fois jusqu’à Bailo et une deuxième fois avant de rejoindre une route plus importante au Puerto de Cuatro Caminos.

Le paysage est agréable et dans la montée je mets les manches courtes. Je ne quitterai pas le collant avant d’être certain que le soleil ne me lâchera pas. Une petite surprise m’attend à los Pintanos. On refait la chaussée, en soit c’est une bonne nouvelle, sauf que j’ai un peu de mal à tenir le cap sur une épaisseur de 2cm de gravillons. La vitesse maximum en descente est réduite à 16km/h et en montée ça patine, 6 km/h dans les tronçons les plus encombrés. Je mets presque une heure à parcourir les 10km qui me séparent des quatre chemins.

Je sens ma jambe droite, mais ce n’est pas comparable à ce que j’ai enduré le vendredi en arrivant à Jaca. J’arrive à Sos vers midi et demi que je visite sommairement avant une large pause déjeuner dans le parc à l’entrée du village fortifié. Je demande où se trouve la fontaine à un passant. Comme il n’est pas du coin, il me donne une bouteille d’eau de source. Vraiment, les espagnols sont sympathiques !

Après une heure de repos, je décide de tenter de finir l’étape. Il ne me reste même pas 80km, le temps vire au beau et je me demande bien pourquoi je n’en profiterai pas pour avancer un peu. Je ne fais pas le détour optionnel par Javier, il ne faut tout de même pas exagérer !

Entre Gabarderal et Cáseda, je croise un serpent bleu et noir de plus de deux mètres, qui zigzague sur la route. Il prend la tangente en me voyant. Il est peut-être dangereux car il n’est pas dressé. Ni lui ni moi ne demandons notre reste. Je le comprends, on voit tellement de ses congénères et autres lézards, rougeurs et oiseaux écrasés sur la chaussée que, d’en voir un vivant et alerte, ça rassure presque. Enfin, il faut le dire vite.

L’étape comporte peu de montées comparée aux précédentes. La chaleur relative de cette journée et la douceur des pentes épargnent ma tendinite. Il avait bien dit de se reposer, le Mike. J’ai quand même pris un ibuprofène la veille au soir et j’en reprendrai un ce soir.

Enfin j’arrive dans ma famille d’accueil, à Funes. Valéria m’ouvre la porte, tout sourire. Les enfants sont un peu sauvages et le bébé est sage. Le chien, lui, est aveugle. Il se cogne partout et surtout sur moi. Le temps de me doucher et d’aider au montage du lit superposé qui vient d’arriver dans la maison, Angel-Mari, le mari rentre avec l’orage. Ce dernier ne cessera guère de toute la nuit et continuera à me poursuivre le lendemain.

Une bonne tortilla de patatas et une copieuse salade terminent cette première journée presque chaude. Ça fait drôle de se retrouver dans une famille pleine d’enfants.

Jaca - Funes
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