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Published by degavroche

Distance ; 138km – Montée :2216m

Au petit déjeuner Nico, l’aîné de la famille me dit que je vais me faire mouiller. Et comme la vérité sort de la bouche des enfants, je me suis fait rincer, mais alors toute la journée.

Je quitte Funes et la famille d’Angel et Valeria sous un ciel gris et un gentil crachin. Ce dernier se transforme très vite en bruine puis en pluie soutenue. Arrivé à Arnedo, je suis comme une soupe. La seule consultation de la carte qui pend autour de me cou, à une ficelle fort longue à cause de ma presbytie, dans son étui dit étanche, ajoute quelque décilitres à la moiteur de mon collant d’hiver. Heureusement, la montée est longue et je n’ai pas encore trop froid. Enfin ça dépend du sens de la pente. Parfois dans les montées, ça descend. Allez comprendre !

Au quarantième kilomètre je profite d’une accalmie pour avaler, debout au bord de la route, une banane et des fruits secs. Comme ça ne me remplit pas vraiment, j’y ajoute du pain et du fromage. C’est mieux, mais je me refroidis. Il faut repartir.

A Enciso, qui doit être un joli village, par beau temps, la route se dégrade. Ça chahute le vélo et endolorit les fesses. A Yanguas, un panneau me dit que la route est barrée et qu’il faut passer par San Pedro Manrique. Voilà qui n’arrange pas mes affaires. Ça fait plus de 8 km de détour et un peu de montée en plus. Il me semble que le kiné avait dit de réduire les étapes, pas de les allonger.

A la bifurcation, je trouve des ouvriers de la route, bien au chaud dans leur camionnette. Ce serait bête d’aller travailler sous la pluie alors qu’on peut tranquillement casser la croûte et bavarder bien au chaud et l’abri. J’entame la conversation à travers la fenêtre baissée pour l’occasion. Ils trouvent mon vélo amusant et me donnent des encouragements. On me dit que le pont sur le Cidacos est fermé à la circulation au niveau de Villard el Río. Mais on m’assure qu’à vélo, même avec le mien, ça passe. Je décide de tenter ma chance.

En effet on peut, tout juste, passer le barrage routier. C’est toujours ça de gagné. Mais voilà plus de quatre heures que je me fais mouiller. Il va bien falloir que ça cesse !. En effet, le changement de temps se fait sentir dès que la pente se redresse. Je me reçois une averse de grêlons (de petite taille, mais de forte vélocité). Heureusement la route est neuve et je n’ai pas besoin d’une grande visibilité pour éviter les trous. Il n’y en a pas. Après la fin de déviation, je retrouve un peu de trafic et des trous dans la chaussée. Je passe le puerto de Oncala, non sans une deuxième averse de grêle.

Là, je trouve une route défoncée et un panneau annonce un chantier sur 16km. C’est reparti dans le froid et la pluie à 20km/h dans une descente qui dans de bonnes conditions se ferait trois fois plus vite.

La fin des travaux est aussi celle de la descente et de la pluie. Je décide de couper par Soria pour soulager ma tendinite qui se fait sentir plus que la veille. La pluie et le froid en sont responsables, pas moi !

J’arrive à Ocenilla chez Jorge et Sylvia, deux adorables jeunes gens amoureux, dans un petit village charmant. Il faut encore une fois nettoyer le vélo et huiler la chaîne. Ensuite nous visitons le village avant d’aller au potager pour cueillir le poireau et les blettes pour le repas du soir. J’en profite pour ramasser des orties. Le pesto fera sensation parmi mes hôtes et les amies de passage à l’heure de l’apéritif. Le fromage coulant d’extremadura est délicieux. Ce soir, je prends mon ibuprofène et j’en prévois un pour le lendemain matin.

La jambe me titille un peu trop, et la nuit sera difficile, j’ai presque plus de douleur au repos qu’en pédalant.

les restes de la grêle

les restes de la grêle

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